Pets and the City

Un autre regard sur l'animal en ville

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des citadins mécontents...

...ou l'animal vu comme une nuisance

Les animaux mal-aimés

Force est de constater qu'il y a dans notre société des animaux aimés et acceptés et des animaux dépréciés parce que jugés sales, repoussants, nuisibles. La concentration urbaine exacerbe encore plus ces dégoûts et ces peurs suscités par certains animaux tels que le rat, la blatte ou la corneille et ne fait parfois apparaître l’animal que comme nuisance.

Tous les animaux ne sont pas égaux pour les êtres humains. L'appartenance à la catégorie « nuisible » ou « accepté » ne dépend pas que de l'appartenance à une espèce. Ainsi :

  • Le chat est choyé quand il est de compagnie, rejeté quand il appartient à une colonie sauvage
  • Le chien est vu comme positif tant que les trottoirs ne sont pas jonchés d'excréments
  • La mygale peut cristalliser des phobies mais être aussi un nouvel animal de compagnie
phobie
animaux mal-aimés
  • Le pigeon suscite de plus en plus dégoût et répugnance en ville
    En revanche, il est des animaux dont l’image est irrémédiablement négative. Par exemple, la blatte véhicule une image de saleté voire d’insalubrité qui par glissement peut se plaquer sur les occupants d’appartements infestés.

La représentation que le citadin se fait des animaux varie selon divers facteurs :

  • Les espèces pullulantes sont rejetées (blattes, rats, insectes)
  • Les trop fortes concentrations d’animaux habituellement acceptés (chats, pigeons) favorisent le rejet de ces animaux
  • Le manque de civilité de certains possesseurs de chien (excréments sur le trottoir, aboiements intempestifs, agressivité du chien non contenue par le maître) entraîne une vision négative de cet animal
agressivité

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En savoir plus :

  • Les animaux et la ville [texte imprimé] / Nathalie Blanc. - Paris, Editions Odile Jacob, 2000. Chapitre 4, La ville envahie, p.51-55. ISBN 2-7381-0895-4.
  • Sur la base d'une enquête, l'auteur analyse les effets de la surpopulation animale sur le vécu des citadins. Les pigeons et les blattes dérangent tandis que l'animal particulier (chien, chat) semble bien accepté.

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