Pets and the City

Un autre regard sur l'animal en ville

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La clé de la réussite pour se loger en ville : s'adapter !

Les corridors biologiques

Que ce soit une ancienne ligne de chemin de fer désaffectée, un aqueduc abandonné ou une berge aménagée mais aussi les îlots de verdure, parcs et jardins, balcons fleuris et terrasses, la nature parvient toujours à se frayer un chemin jusque dans le cœur des villes : c’est ce qu’on appelle un corridor biologique.

Un corridor biologique est un trait d’union, un espace de continuité et de rencontre entre des milieux fragmentés par l’omniprésence du béton. Les corridors biologiques :

  • font entrer la nature jusque dans la ville
  • garantissent les déplacements des animaux à l’intérieur même des villes
  • quand ils sont suffisamment confortables, ce sont des lieux d’habitats idéaux
corridor biologique

Ces espaces où la nature reprend ses droits sont des garants de la diversité de l’écosystème qu’ils contribuent à enrichir et à maintenir. A ce titre les municipalités :

  • font analyser les déplacements des espèces sauvages qu’elles accueillent et développent des solutions pour protéger leurs déplacements (exemple à Moscou où des écoducs ont été construits sous le périphérique pour que la faune puisse se déplacer d’un parc à l’autre)
  • limitent l’utilisation des pesticides pour préserver ces espaces quand ils existent

A petite échelle on peut agir aussi en faisant par exemple fleurir son balcon ou sa terrasse !

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La minéralité

La minéralité, c’est cette omniprésence du béton et de la pierre qui caractérise le milieu urbain en général. Certaines espèces animales installées depuis longtemps se sont adaptées au point de devenir totalement urbaines !

mineralite Pour ne citer que quelques exemples bien connus, il y a les pigeons, les rats d’égoûts ou encore les blattes.
La caractéristique de ces espèces, c’est qu’elles ont modifié leur comportement pour rester définitivement en ville.
Le comble de cette adaptation, c’est le fait d’avoir transformé une gêne en avantage : après avoir réglé les questions de nourriture, ce sont des animaux qui trouvent désormais un avantage à rester en ville et qui font presque preuve d’imagination pour détourner les infrastructures urbaines et s’y loger eux aussi !

L’image la plus parlante pourrait être celle du nid d’oiseau sur un immeuble ou en haut d’un clocher ; les blattes, par exemple, vivent uniquement en milieu urbain.

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L'errance

L’errance est aussi une forme d’installation des animaux dans la ville, le plus souvent des animaux qui ont déserté le « domicile familial » ou qui ont été abandonnés par leur maître. Le chat et le chien sont les plus fréquents mais il y en a d’autres !

Pour les animaux errants on parle aussi d’animaux marrons, c'est-à-dire des animaux domestiques qui sont retournés à l’état sauvage avec toutes les nuisances et les risques potentiels que cela implique (maladies, concentration, meutes, bruits,…)

Certaines municipalités militent pour une stérilisation au lieu de procéder systématiquement à l’euthanasie, d’autant que ces animaux peuvent être utiles (chats face aux souris et aux rats)

Pour les chats et les chiens… on pourrait considérer que la solution est simple.
Les choses se compliquent quand les fugueurs appartiennent à des espèces disons exotiques ! Dans ces cas-là, la rencontre avec le citadin peut devenir cocace (le python dans les toilettes à Metz…)

L’errance relève alors de la sécurité publique et nécessite l’intervention de brigades cyno-techniques spécialisées dans la capture d’animaux « dangereux ». C’est un phénomène directement lié à l’engouement des Français pour les Nouveaux Animaux de Compagnie.

Reste enfin la question des errants destructeurs d’écosystème : c’est le cas bien connu des tortues de Floride devenues trop grosses et relâchées. Leur appétit vorace met en danger la faune des égoûts.
errance

Toutes les villes sont confrontées au phénomène de l’errance mais elles le sont chacune à leur manière.

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