Pets and the City

Un autre regard sur l'animal en ville

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des animaux gourmands

Ils ont faim, comment se nourrissent-ils ?

Les nourrisseurs

Qui n’a jamais été témoin du rituel quotidien de la vieille dame distribuant à une nuée de pigeons un sac de miettes ? Ce geste qui paraît si anodin et bienveillant déstabilise en réalité l’équilibre écologique et entraîne la surpopulation de certaines espèces. Les exemples les plus frappants sont ceux des oiseaux mais aussi des chats errants.

Le nourrissage sauvage, régulier et massif interfère directement sur le comportement des animaux et provoque :

  • une concentration d’individus dans des espaces réduits et bien souvent inadaptés
  • un accroissement des nuisances (déjections, bruit, risques sanitaires) et donc des plaintes du voisinage
  • une croissance exponentielle de la population difficile à maîtriser
nourrisseur

Pour garantir la biodiversité urbaine et une bonne cohabitation entre le citadin et l’animal, le nourrissage est contrôlé par des dispositifs comme les pigeonniers-pilote qui permettent de circonscrire les lieux de distribution et de réguler les populations existantes (stérilisation des œufs ou contraceptif).

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Le commensalisme

Saviez-vous que certains animaux installés dans nos villes ont modifié leur comportement alimentaire pour survivre ? On appelle ces animaux des animaux commensaux, c'est-à-dire des animaux non domestiqués mais qui vivent au contact de l’humain en profitant de sa nourriture.

commensalisme

L’omniprésence du béton est la principale explication : en ville la proportion d’espaces verts est si faible que la chaîne alimentaire et donc la consommation alimentaire habituelle de ces espèces urbaines est bouleversée. Alors les animaux s’adaptent (en particulier les omnivores) à ce milieu urbain qui est malgré lui un véritable garde-manger: miettes de déjeuner, poubelles publiques ou ordures ménagères.

Finalement nous sommes ,nous autres citadins, nourrisseurs malgré nous ! Les déchets attirent aussi toutes sortes d’animaux de la périphérie qui jusque là n’avaient rien à faire en ville. Ces exemples insolites varient selon les régions et les pays mais l’explication est la même : l’appât de la nourriture. Des mouettes rieuses au cœur de Paris, des castors installés sur les bords du Rhône à Lyon, un élan ou un ours dans des villes canadiennes ou encore des ratons laveurs et des kangourous dans des villes australiennes.

Malgré le caractère insolite et exceptionnel de certaines situations, force est de constater que les animaux ont de moins en moins peur de l’homme. Et cette formidable capacité d’adaptation dont ils font preuve est l’un des facteurs décisifs du maintien d’une biodiversité en ville.

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